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1er Western

C’est à Paterson dans le New Jersey que la plupart des scènes du western intitulé « L’attaque du grand train » ont été tourné à l’automne 1903 par son réalisateur Edwin Porter. Sa sortie fait grand bruit aux États-Unis en raison de la force inhabituelle de ces scènes d’action et de l’audace de sa réalisation. Le film raconte l’histoire de l’attaque d’un bureau télégraphique, celle d’un fourgon postal, puis la course-poursuite qui s’ensuit et enfin l’arrestation des malfaiteurs.  

On dit généralement qu’il s’agit là du premier western de l’histoire du cinéma.

L’Ouest américain était à l’époque le théâtre d’affrontements entre pillards et forces de l’ordre. Le public raffolait de ce genre de péripéties, mises à l’affiche par les théâtres ambulants.

Ce film connut un succès prodigieux. La grande habileté du réalisateur fut de clore son histoire par un plan d’un bandit moustachu menaçant de son revolver les spectateurs qu’ils visaient en pointant son arme vers la caméra. Les spectateurs de l’époque lui réservaient un accueil enthousiaste, mêlé de crainte. L’effet fut comparable à celui de L’entrée du train en gare de La Ciotat. La légende dit que les spectateurs se baissaient par réflexe de défense. C’est aux exploitants que revenait le choix de placer cette scène soit au début, au milieu, ou à la fin du film.

C’est la naissance d’un western digne de ce nom et de deux genres cinématographiques, le western en effet, et le film d’action, qui contribueront à faire la renommée du cinéma américain à travers le monde.

Le succès fut immense, ce film restera longtemps le plus grand succès commercial, détrôné 12 ans plus tard « Naissance d’une Nation » de Griffit.

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1er film d’animation?

Qui inventa le cinéma d’animation ? La réponse à cette question est multiple, autant que le sont les subtilités concernant les techniques employées et leurs variantes pour cette réalisation.

Par exemple, qui le premier a découvert que la manivelle de la caméra pouvait être arrêtée pour modifier les images devant l’objectif, puis remettre la caméra en action, donnant ainsi la possibilité de raconter une histoire sans impression de discontinuité à la projection ? Peut-être l’Américain Alfred Clark, qui travaillant pour Edison en août 1895, remplaça une actrice (bien heureusement!) par un mannequin qui devait être décapité dans le film l’exécution de Marie reine d’Écosse.

Mais qui maintenant, le premier, a donné le mouvement aux objets ? Peut-être Méliès avec des lettres de l’alphabet, dans des films publicitaires de 1898 aujourd’hui introuvable.

Mais qui encore a pensé à modifier un dessin entre l’arrêt et le redémarrage de la manivelle, obtenant ainsi un dessin animé ? Peut-être James Stewart Blackston dans un film intitulé « Le dessin enchanté » en 1900.

Mais était-ce bien là de l’animation ? La question reste et demeure. Il s’agissait en fait plutôt d’une sorte de stop motion technique. Car le procédé image par image fut pour commencer « simplement » un des multiples effets spéciaux utilisés au cinéma. Et c’est ce procédé qui donna naissance au film d’animation.

L’animation, en tant que telle, fut effective non pas quand sa technique fut utilisée pour la première fois, mais quand elle devint la base de création des œuvres. Autrement dire qu’elle ne fut que la base technique de la réalisation d’une œuvre cinématographique

Et dans ce sens, on peut affirmer, pour l’heure, que le premier film d’animation sur pellicule fut le film publicitaire « Matches an Appeal » de l’anglais Arthur Melbourne Cooper réalisé en 1899 entièrement avec des allumettes animées (entre nous pour inciter les citadins à envoyer des allumettes aux soldats embrigadée dans la guerre des Boers parait-il).

Un autre critère retiendra peut-être aussi notre attention : il s’agit celui qui voudrait que dans l’histoire, un procédé ne nait pas quand il apparaît pour la première fois, mais quand il génère une nouvelle ère de production. Par conséquent, on pourrait aussi estimer que l’histoire du cinéma d’animation commence en 1908 avec les films du français Émile Cohl ( Cocorico!) tout particulièrement son célèbre Fantasmagorie. 

Cela dit il est difficile de ne pas estimer l’apport des nombreux artisans de l’animation à l’époque de la préhistoire du cinéma. Et là, rendons hommage à monsieur Émile Reynaud qui fut, entre-autres, l’inventeur du praxinoscope, breveté en 1877. Émile Reynaud ne cessa de vouloir perfectionner le praxinoscope avec l’ambition non dissimulé de transformer ce jouet loisirs à l’usage individuel de quelques intimes en spectacle pour un vaste public. C’est ainsi que en 1892, le 28 octobre, précisément il donne à une première représentation Publique de ses pantomimes lumineuses. C’est la raison encore pour laquelle chaque année la fête du cinéma d’animation se déroule à cette date! Une seule de ses pantomimes lumineuses « Pauvre Pierrot » est encore visible aujourd’hui. Le succès fut phénoménal et Émile Reynaud réalisa de nombreux films qu’il diffusa ainsi jusqu’en 1900. On estime que pas loin d’un demi-million de spectateurs assistèrent, enchantés, à ces représentations.

Mais à partir de 1895 après la projection historique organisée par les frères Lumières au musée Grévin de leur invention, « le Cinématographe », le public des pantomimes commença à diminuer… Il en oublia bien vite et bien injustement toute la contribution indéniable d’Émile Reynaud à l’invention du cinéma d’animation.

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L’affaire Dreyfus de Georges Méliès, 1er film censuré pour raisons politiques

Un film retiendra peut-être notre attention, celui qui fut le premier à être censuré pour des raisons politiques.

Et là encore c’est l’homme de cinéma des premières fois, Georges Méliès, qui fit les frais de cette censure.

En 1899 la France se déchire sur l’affaire Dreyfus dans une société encore marquée par l’antisémitisme des milieux conservateurs qui restent persuadés que ce capitaine juif a bien vendu des secrets à l’état allemand. Les journalistes et des étudiants progressistes sont de leur côté plus que jamais convaincus de l’innocence de Dreyfus. Et Méliès se joint à eux ; Dreyfusard de la première heure il ne va pas manquer d’ajouter sa pièce à l’édifice.

En septembre 1899, quelques temps après le procès en révision du Capitaine Dreyfus devant le conseil de guerre à Rennes, Georges Méliès tourne un film où il reconstitue l’affaire en 11 tableaux sans équivoque. L’approche de Méliès est radicale à une époque où les films sont presque entièrement des récits uniques d’une minute ; il va réaliser 11 tableaux filmiques qui successivement en plusieurs parties vont retracer l’histoire de Dreyfus, de son emprisonnement initial jusqu’au deuxième procès de 1899.

Le film a été tourné dans les fameux studios de Montreuil. La volonté affichée de Méliès est d’émouvoir le public sur le sort du capitaine. Se sentant investi de cette mission, il va même aller jusqu’à jouer lui-même le rôle de l’Avocat de Dreyfus maitre Labori, entre autres dans la vue intitulé « Incidents entre les journalistes ». Dans cette même vue, il va souhaiter donner un aspect réaliste à la scène et pour cela, exceptionnellement, les comédiens seront autorisés à ne pas respecter le trait marqué à la craie au sol qui est habituellement la ligne que ne doivent pas franchir ces derniers lorsque la caméra tourne. Ainsi les acteurs se dirigent dangereusement vers la caméra ce qui donne un aspect beaucoup plus vrai, plus impressionnant encore. Du moins bien plus que l’ensemble des autres vues, réalisées traditionnellement (théâtralement) avec une narration totalement maîtrisée.

Méliès souhaite véritablement faire preuve d’une grande objectivité, d’un grand réalisme ; il reconstitue aussi justement possible les événements d’après des photographies et des illustrations qu’il trouve dans la presse. Par exemple, là scène ou Dreyfus quitte le lycée pour la prison à elle été reconstituée à partir d’une photographie que Méliès a trouvé dans le journal L’Illustration. Quant à la scène de retrouvailles entre Dreyfus, sa femme et son avocat, elle fut filmée au sortir même de la visite de l’accusé, histoire de pouvoir être totalement imprégné de l’émotion du moment. On raconte même qu’une caméra avait été placé sur le toit d’une maison qui jouxtait le lieu de détention de Dreyfus afin qu’une image du capitaine, fusse t’elle brouillée, puisse être incorporée au du film.

Le film connait à sa sortie un grand retentissement, un tel succès que des gens se battent pour aller le voir. Si bien que certains préfets en interdisent la projection : des bagarres dans les salles entre partisans et adversaires du capitaine éclatent. Les autorités décident alors unanimement d’interdire le film pour éviter de nouveaux troubles à l’ordre public. Georges Méliès, le magicien du cinéma, devient ainsi le premier réalisateur dont l’œuvre sera censurée pour des raisons politiques.

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La première censure

Dans la série des premières fois au cinéma…. La première censure cinématographique.

Le premier film à avoir été honoré d’une censuré fut un film tourné pour le compte de Thomas Edison dont le titre était « Fatima’s Coochee Coochee Dance ». Il fut réalisé par James H White en 1896, soit quelques mois après la naissance du cinéma.

On pouvait y voir Fatima Djemile, une danseuse orientale réputée de l’époque exécuter une « danse du muscle », autrement dit une danse du ventre… une danse jugé trop lascive avec des mouvements beaucoup trop suggestifs pour les bonnes mœurs de l’époque.

On peut encore on peut voir sur internet des vidéos de cette pastille sur laquelle on a ajouté à l’époque des caches au niveau de la poitrine et de la taille.

Cette censure est le résultat de la pression exercée par l’association « Pacific society for the suppression of vice » qui luttait, entre autres, contre la littérature licencieuse, les livres et les images obscènes, mais aussi la vente de morphine, de cocaïne, d’opium, de tabac, d’alcool, des billets de loterie. Cette danse de Fatima ne manqua pas d’irriter les membres de cette ligue de vertu. Ils ont à l’époque lancer de nombreuses croisades contre la l’art naissant du cinéma. « Fatima’s Coochee Coochee Dance » devint ainsi la première victime de cette ligue qui fit choux gras de ces nouvelles « images en mouvement » (beaucoup trop indécentes) en vue de purifier les productions cinématographiques qui allaient à coup sur exercer une mauvaise influence sur les spectateurs.

Mais le négatif original du film a pu être secouru et heureusement conservé… Et il n’y avait pas de quoi fouetter un chat!

La preuve!

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Au cinéma, on y va pour se faire raconter des histoires..

Cette œuvre célèbre de Magritte (1928) est souvent convoquée pour interroger la nature d’une image. Elle déclenche un conflit entre la représentation (on voit une pipe) et la légende (« Ceci n’est pas une pipe ! »). Elle signale qu’une image est d’abord une représentation d’une réalité qui est absente : seule la toile colorée est réelle. ​

Dans le cas présent, pour cet article, l’image ci-dessus est même d’ailleurs la représentation d’une photographie du tableau original. Mais s’impose à nous un transfert de réalité si évident et immédiat que en tant que spectateur nous nous exclamons : « Mais c’est une pipe pourtant ! »

Car en fait une image n’est qu’une représentation partielle et subjective d’une réalité absente. Ce que nous avons vu « de nos yeux vu » reste une image. Et rien qu’une image. Et parce que chaque image nous « parle », savoir les décrypter est essentiel.

L’actualité récente nous rappelle combien les images nous enseignent quelques fois à tort et à travers, certains passent pour être des maitres dans l’art de faire dire aux images ce qu’ils ont eux envie de dire. Un cinéaste français avait l’habitude de dire que « le cinéma c’est l’art du mentir »… Et oui, quand on va au cinéma, c’est pour que l’on nous raconte des histoires… et rien que des histoires. Ne surtout pas l’oublier… Le cinéma c’est un « point de vue » sur le monde, sur ces réalités, saisi à travers le prisme d’un objectif, d’un angle de vue, c’est la représentation d’une partie de réalité. Puis on monte, on agrémente d’une voix off, d’une musique, on étalonne, on recolore au besoin, et on fait dire ce que l’on veut à l’image. 

Une preuve ? Regardez la démonstration de Chris Marker intitulée « Lettres de Sibérie » en lien ci après…. C’est simple, clair, et édifiant !

Soyez curieux, étonnez vous !

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Le Court Métrage

Qu’est-ce qu’un court métrage ? Un film de moins d’une heure, tout simplement.

C’est par ce format court que les nombre de réalisateurs (et parmi les plus grands) ont fait leurs armes avant d’être révélé révéler au grand public dans les salles de cinéma avec un long métrage. Le court métrage a longtemps fait office de « Carte de visite » pour un réalisateur en devenir, en construction, l’idée étant de faire la démonstration en un très court film de sa capacité à raconter des histoires avec l’image tout en y faisant ressortir sa singularité propre, sa patte. C’est un format court propice à l’expérimentation (Alain Cavalier, Luc Moullet…), à la défense de la créativité et innovation (Jacques Tati, Pierre Etaix…). Un format trop souvent méconnu toujours aussi prolifique… Et pourtant que serait le cinéma sans ce que furent à l’origine les œuvres des frères Lumière, de Méliès, puis les premiers Chaplin et Keaton, toutes des œuvres au format court…

Au cours de ces dernières années, la production de courts métrages a augmenté de près de 20%

Il a favorisé l’émergence de nouveaux talents : 60 % des cinéastes ont réalisé au moins un court avant de réaliser leur premier long métrage.

Il a encouragé la diversité et permis de développer le cinéma de genre : ces dernières années la part de courts métrages de genre a plus que doublé.

Mais il est aussi un moyen de faire rayonner la France dans le monde : du festival de Cannes au festival d’international du film d’animation d’Annecy, mais aussi dans les festivals du monde entier, les courts métrages français s’imposent et multiplient les récompenses.

Et si nous profitions de ce temps de confinement pour découvrir de merveilleux courts-métrages ? Voilà ce que nous propose Arte en ce moment, un catalogue de des films à la fois courts et intelligents. Des petites créations qui, pour certaines, suscite réflexion et ouverture, nous surprendrons, qui pour d’autres nous feront sourire si elles ne nous font pas pleurer.

Je nous propose d’être curieux, de nous étonner et d’éveiller nos regards…

« Balance » de Christoph Lauenstein : Cinq personnages tentent de garder l’équilibre sur une plate-forme en mouvement. Mais paraît l’objet du désir. Cliquez ici !

« Contes de Quartier » de Florence Miailhe : Sept personnages principaux, vivent une journée mouvementée dans un quartier en rénovation situé au bord du fleuve. Ici, on se croise sans se voir, une poupée passe de mains en mains… Cliquez ici !

« Le couloir » de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol :  Un jeune couple se trouve dans une situation financière très grave. L’homme trouve un emploi dans une échoppe dont le propriétaire semble vraiment étrange. Cliquez ici !

« Histoire tragique avec fin heureuse » de Regina Pessoa : Une petite fille pas comme les autres doit trouver sa voie pour s’affirmer face à son entourage. Cliquez ici !

« Chienne d’histoire » de Serge Avédikian : Constantinople, 1910. Trop de chiens errants dans les rues de la ville. Le gouvernement décide de les déporter sur une île déserte. Cliquez ici !

« La révolution des crabes » d’Arthur de Pins : Le destin d’une espèce de crabe, le Pachygrapsus Marmoratus, qui aurait le tragique handicap physique de ne pouvoir changer de direction. Cliquez ici !

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Josep

Février 1939. Submergé par le flot de Républicains fuyant la dictature franquiste, le gouvernement français les parque dans des camps. Deux hommes séparés par les barbelés vont se lier d’amitié. L’un est gendarme, l’autre est dessinateur. De Barcelone à New York, l’histoire vraie de Josep Bartolí, combattant antifranquiste et artiste d’exception

Quand un dessinateur qui prend les crayons pour évoquer la vie et l’œuvre d’un autre dessinateur, on peut atteindre des sommets artistiques ! Et c’est tout à fait ici le cas, car la respectueuse révérence du dessinateur Aurel à Josep Bartoli est bien plus qu’un simple éloge animé, plus qu’un simple hommage en film dessiné.

Chacun le sait, Aurel est devenu un dessinateur talentueux et inévitable. Cela n’échappe pas aux lecteurs réguliers du Monde (Diplo ou pas), et autres journaux, du Canard Enchaîné à Politis… ni même aux bédéistes…. et encore moins au public Chaurien qui l’on croisé souvent au Festival du dessin de presse et de la caricature organisé par la très volontariste association « Los Croquignous ».

Ce que raconte ce premier long métrage, c’est un destin qu’on retrouve entre les lignes d’une page d’Histoire trop rarement évoquée, celle de La Retirada ou l’exil républicain espagnol, une période bien trouble. Mais il faut savoir lire entre les lignes ! Sur nos territoires, de nos plages à nos campagnes, on parqua bel et bien, dans des camps qu’on peut qualifier de concentration, les résistants républicains espagnols venus chercher refuge en France…

Ça c’est pour le fond… et en soi c’est déjà du lourd !

Sans jeux de mot maintenant sur la forme, ce film est incroyablement touchant à… dessein !

On y mêle de nombreuses formes et d’approches de l’art pictural, on y voit Josep Bartoli dessiner avec tout ce qui lui tombe dans les mains, mais aussi dessiner sur tout et aussi surtout dessiner ! Pour témoigner et remplir un devoir de mémoire. Mais aussi en guise de thérapie, dessiner pour ne pas oublier mais aussi dessiner pour continuer de pouvoir rêver, rêver et vivre. Dessiner comme une nécessité, pour figer la réalité, la fixer sur le papier. Pour se l’approprier puis, s’en libérer…

L’animation passe parfois par des images et de dessins fixes pour évoquer le passé, afin de nous permettre de les et nous situer dans un temps d’histoire, un temps où les œuvres de Josep Bartoli trouvent remarquablement leur place de manière fluide et naturelle ; puis sans même s’en apercevoir, elle imprime un nouveau rythme d’animation, elle change de couleur de couleurs, de sonorité pour nous ramener tantôt à un temps plus présent, tantôt vers un univers plus onirique et/ou abstrait (je n’en dirais pas plus).

Rarement nous n’avons vu la presse se ranger ainsi en ordre de bataille pour défendre d’une seule voix un film (qui plus est un film dit « d’animation »)… Josep est juste un film exceptionnel, beau, gracieux touchant et insolent… A voir absolument.

Et dans l’ombre de ce film, je recommande à chacun de regarder, dès qu’il le pourra, le très instructif documentaire « Bartoli, le dessin pour mémoire » de Vincent Marie… Des élèves du collège Fontanilles et du Lycée Germaine Tillon auront le privilège de le voir en présence du réalisateur à la suite de la diffusion en salle de Josep !

Ouverture du festival Cinéma d’Automne Mercredi 7 Octobre en présence de son réalisateur Aurel

En savoir plus sur http://www.cinemadautomne.fr

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PETIT PAYS

« J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. » Gaël Faye dans son roman écrit il y a déjà quelques années et paru en 2017

Gael Faye raconte l’histoire de Gaby petit africain d’un tout petit pays le Burundi, coincé entre le Rwanda le Congo et la Tanzanie un petit garçon qui vit comme tous les autres enfants du monde. Sa vie ressemble à celle d’Antoine des « 400 coups » de Truffaut, aux gamins de la « Guerre des boutons ». Son père est français, il fait des affaires dans ce pays, sa maman rwandaise il petite sœur Anna et puis il a les copains. Et puis, soudain, il ya la guerre…

Récompensé de nombreux prix, notamment du prix Goncourt des lycéens, ce livre a connu un succès public bien mérité.

Alors pourquoi donc une adaptation au cinéma ?  Les mots, les phrases, les pages, ne suffisent telle pas à nous faire vivre et toucher du doigt les tourments et les interrogations de cet enfant pris dans la tourmente d’une une histoire qui le dépasse et le fait grandir plus vite que prévu ?

Tout d’abord l’adaptation au cinéma est remarquablement fidèle et très réussie, ce qui souvent rare, avouons-le. Les raisons de cette réussite ? Tout d’abord parce que le réalisateur Eric barbier a travaillé main dans la main avec Gaël Faye l’auteur. Eric barbier a compris que s’il voulait réussir cette adaptation il fallait qu’il fasse comme l’auteur du livre, nous faire vivre l’histoire hauteur de gosse. Et rien qu’à hauteur de gosse. Et reléguer le monde des adultes au second plan. Et c’est tout ce qui fait la fabuleuse réussite de ce film. Nous sommes face à un récit qui pourrait être extrêmement douloureux pour nombre d’entre nous. Mais la présence des enfants qui porte l’histoire instille de manière subtil une dose de douceur face à la violence d’humour face au drame. Ce subtil mélange était déjà présent dans le livre, et il éclate à notre regard dans le film. Filmer hauteur de gosse pour que l’on puisse contempler la force de l’enfance, sa beauté, son don pour la poésie, face à l’une des pages les plus tragiques de l’histoire l’humanité qui a vu le massacre de près d’un millions de personne en un peu plus de 3 mois… Et ce dans l’indifférence quasi généralisée de la communauté internationale.

Il faut voir le film « Petit pays » d’Eric Barbier, si on a lu le livre… Et si on ne l’a pas lu, le voir nous donnera envie de le lire… C’est gagnant à tous les coups !

A découvrir donc en image au cinéma… Soyeux curieux, étonnez-vous, tous au cinéma on prend soin de vous.

au cinéma Veo de castelnaudary Vendredi 18 à 20h30, Samedi 19 à 18h00, Dimanche 20 à 18h00, Lundi 21 à 20h30 et Mardi 22 à 15h00

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Pierre et le Loup

Pré-projections
le 6 octobre 2020 à 18h00
Cinéma VEO Castelnaudary
le 13 Octobre 2020 à 18h
Cinéma Les Corbières Sigean
PROJECTIONS
du 4 au 26 Janvier 2021

De Suzie Templeton, adapté de l’œuvre de Prokofiev, Grande-Bretagne / Pologne, 2006, 33 mn, animation avec marionnettes, version originale sans dialogues.
Sortie en France : 23 septembre 2009.
Titre original : Piotrus i wilk.
Musique interprétée par le Philharmonic Orchestra dirigé par Marc Stephenson.
Récompenses : Oscar du meilleur court métrage / Grand Prix et Prix du public festival d’Annecy.

Pierre vit seul avec son grand-père, un chat et un canard dans une maison faite de bric et de broc, un peu à l’écart de la ville. Le vieil homme passe son temps à scruter l’horizon, fusil à la main, et à consolider la palissade qui sépare leur cour de l’orée du bois. Mais Pierre lui n’a pas peur et rêve de sortir courir dans la forêt. Un jour que son grand-père l’a envoyé chercher des pommes de terre en ville, il est violenté par un jeune chasseur qui le jette dans une benne à ordures. De retour chez lui, accablé, il ne trouve de réconfort que dans l’affection de son canard. C’est grâce à l’arrivée d’une corneille toute déglinguée que Pierre va pouvoir s’échapper du côté de cette forêt qui le fascine tant. Mais ses glissades sur la mare gelée sont interrompues par le grand-père qui lui intime l’ordre de rester à la maison, juste avant que ne surgisse le loup qui va dévorer le doux canard. Pierre décide alors d’affronter le fauve. Il en sera vainqueur au terme d’un combat long et pénible. Mais il ne conduira pas le loup au zoo : face à la violence des chasseurs, à la cupidité de son grand-père et à l’arrogance du montreur d’ours, Pierre préfèrera rendre sa liberté à l’animal.

En savoir plus encore sur ce film? Cliquez ici ou ici !