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PETIT PAYS

« J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. » Gaël Faye dans son roman écrit il y a déjà quelques années et paru en 2017

Gael Faye raconte l’histoire de Gaby petit africain d’un tout petit pays le Burundi, coincé entre le Rwanda le Congo et la Tanzanie un petit garçon qui vit comme tous les autres enfants du monde. Sa vie ressemble à celle d’Antoine des « 400 coups » de Truffaut, aux gamins de la « Guerre des boutons ». Son père est français, il fait des affaires dans ce pays, sa maman rwandaise il petite sœur Anna et puis il a les copains. Et puis, soudain, il ya la guerre…

Récompensé de nombreux prix, notamment du prix Goncourt des lycéens, ce livre a connu un succès public bien mérité.

Alors pourquoi donc une adaptation au cinéma ?  Les mots, les phrases, les pages, ne suffisent telle pas à nous faire vivre et toucher du doigt les tourments et les interrogations de cet enfant pris dans la tourmente d’une une histoire qui le dépasse et le fait grandir plus vite que prévu ?

Tout d’abord l’adaptation au cinéma est remarquablement fidèle et très réussie, ce qui souvent rare, avouons-le. Les raisons de cette réussite ? Tout d’abord parce que le réalisateur Eric barbier a travaillé main dans la main avec Gaël Faye l’auteur. Eric barbier a compris que s’il voulait réussir cette adaptation il fallait qu’il fasse comme l’auteur du livre, nous faire vivre l’histoire hauteur de gosse. Et rien qu’à hauteur de gosse. Et reléguer le monde des adultes au second plan. Et c’est tout ce qui fait la fabuleuse réussite de ce film. Nous sommes face à un récit qui pourrait être extrêmement douloureux pour nombre d’entre nous. Mais la présence des enfants qui porte l’histoire instille de manière subtil une dose de douceur face à la violence d’humour face au drame. Ce subtil mélange était déjà présent dans le livre, et il éclate à notre regard dans le film. Filmer hauteur de gosse pour que l’on puisse contempler la force de l’enfance, sa beauté, son don pour la poésie, face à l’une des pages les plus tragiques de l’histoire l’humanité qui a vu le massacre de près d’un millions de personne en un peu plus de 3 mois… Et ce dans l’indifférence quasi généralisée de la communauté internationale.

Il faut voir le film « Petit pays » d’Eric Barbier, si on a lu le livre… Et si on ne l’a pas lu, le voir nous donnera envie de le lire… C’est gagnant à tous les coups !

A découvrir donc en image au cinéma… Soyeux curieux, étonnez-vous, tous au cinéma on prend soin de vous.

au cinéma Veo de castelnaudary Vendredi 18 à 20h30, Samedi 19 à 18h00, Dimanche 20 à 18h00, Lundi 21 à 20h30 et Mardi 22 à 15h00

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Pierre et le Loup

Pré-projections
le 6 octobre 2020 à 18h00
Cinéma VEO Castelnaudary
le 13 Octobre 2020 à 18h
Cinéma Les Corbières Sigean
PROJECTIONS
du 4 novembre au 1er décembre 2020

De Suzie Templeton, adapté de l’œuvre de Prokofiev, Grande-Bretagne / Pologne, 2006, 33 mn, animation avec marionnettes, version originale sans dialogues.
Sortie en France : 23 septembre 2009.
Titre original : Piotrus i wilk.
Musique interprétée par le Philharmonic Orchestra dirigé par Marc Stephenson.
Récompenses : Oscar du meilleur court métrage / Grand Prix et Prix du public festival d’Annecy.

Pierre vit seul avec son grand-père, un chat et un canard dans une maison faite de bric et de broc, un peu à l’écart de la ville. Le vieil homme passe son temps à scruter l’horizon, fusil à la main, et à consolider la palissade qui sépare leur cour de l’orée du bois. Mais Pierre lui n’a pas peur et rêve de sortir courir dans la forêt. Un jour que son grand-père l’a envoyé chercher des pommes de terre en ville, il est violenté par un jeune chasseur qui le jette dans une benne à ordures. De retour chez lui, accablé, il ne trouve de réconfort que dans l’affection de son canard. C’est grâce à l’arrivée d’une corneille toute déglinguée que Pierre va pouvoir s’échapper du côté de cette forêt qui le fascine tant. Mais ses glissades sur la mare gelée sont interrompues par le grand-père qui lui intime l’ordre de rester à la maison, juste avant que ne surgisse le loup qui va dévorer le doux canard. Pierre décide alors d’affronter le fauve. Il en sera vainqueur au terme d’un combat long et pénible. Mais il ne conduira pas le loup au zoo : face à la violence des chasseurs, à la cupidité de son grand-père et à l’arrogance du montreur d’ours, Pierre préfèrera rendre sa liberté à l’animal.

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Même pas peur

Pré-projections
le 17 novembre 2020 à 18h00
Cinéma CGR Colisée Carcassonne
le 1er décembre 2020 à 18h00
Le Palces de Lézignan Corbières
PROJECTIONS
du 17 mars au 6 avril 2021

Programme de 5 films conçu en partenariat avec L’Agence du court métrage

Allez hop !

Une jeune femme avance sur le plongeoir d’une piscine. Soudain, elle est assaillie de pensées qui l’empêchent de plonger. Après un long moment et de nombreuses hésitations, elle finit par se lancer. Une fois dans l’eau, elle semble soulagée d’un poids et effectue quelques gracieux mouvements de natation. Elle sort du bain, surprise que ce mauvais moment soit passé aussi vite. Elle finit par remonter sur le plongeoir, tentant de se convaincre qu’il sera dorénavant plus facile de plonger puisqu’elle l’a déjà fait. Et pourtant, les mêmes doutes réapparaissent.

Film d’animation de Juliette Baily, France, 2013.
Durée : 6 minutes 50.
Scénario et Réalisation : Juliette Baily

Le pain et la rue

Dans la rue, un enfant rentre chez lui avec du pain sous le bras. Il est arrêté par les aboiements d’un chien. Paralysé par la peur, il hésite durant de longues minutes à reprendre sa route. Rassuré par la présence d’un vieux monsieur, il le suit, mais celui-ci bifurque et il se retrouve de nouveau seul face au chien qui le guette. L’enfant prend son courage à deux mains et décide de passer. Mais l’animal grogne et l’enfant lui jette un bout de pain. Cela suffit à calmer le chien, qui finit par tranquillement suivre le garçon. Une sorte de relation de confiance semble s’établir entre les deux, jusqu’à ce que l’enfant arrive chez lui et ferme la porte au nez de l’animal. Le chien s’allonge au sol. Au bout de quelques secondes, un autre enfant apparaît au bout de la rue. Concentré sur ce qu’il transporte, l’enfant n’a pas vu le chien et sursaute lorsqu’à son approche l’animal se met à grogner. 

Film en noir et blanc d’Abbas Kiarostami, Iran, 1970.
Durée : 10 minutes.
Titre original : Nân va Koutcheh
Scénario et Réalisation : Abbas Kiarostami

La Saint-Festin

Un ogre poursuit une enfant dans la rue. Il trébuche sur le trottoir et se casse les dents. C’est terrible, il ne va pas pouvoir participer à la Saint-Festin, la fête où les ogres cuisinent et dévorent les enfants !

Il se rend chez le dentiste, mais ce dernier est inflexible : pour avoir de nouvelles dents, il va falloir payer. Désemparé, l’ogre doit se limiter à un régime à base de soupe. En rentrant du supermarché, il fait la rencontre de sa voisine et de ses deux enfants. L’ogre tombe sous le charme de la jeune femme.

Après réflexion, l’ogre a une idée lumineuse : faire appel à la petite souris pour échanger ses dents contre de l’argent. Après les avoir cachées sous son oreiller, l’ogre s’apprête à s’endormir. Mais il est gêné par de mystérieux bruits de pas : ce sont ceux de sa voisine qui prépare un spectacle de flamenco. Toujours sous le charme de la jeune femme, il ravale sa colère.

Le lendemain matin, l’ogre récupère ses pièces sous l’oreiller et se rend chez le dentiste se faire poser des dents toutes neuves. Alors qu’il se prépare à partir à la chasse aux enfants, sa voisine débarque sur son palier : sa sœur est malade et ne peut garder ses enfants pendant son spectacle de flamenco. L’ogre accepte de s’en occuper. Pendant que le spectacle de flamenco se déroule, l’ogre fait la cuisine, et tout laisse penser qu’il est en train de préparer un gâteau en se servant des enfants comme ingrédients. Lorsque la voisine arrive chez lui, tout est plongé dans le noir. Atmosphère inquiétante. Mais non, l’ogre et les enfants lui ont préparé une surprise : un gâteau « végétarien ». L’ogre, la voisine et les deux enfants célèbrent alors une Saint-Festin pas comme les autres.

Film d’animation de Léo Marchand et Anne-Laure Daffis, France, 2007.
Durée : 15 minutes.
Scénario et Réalisation : Léo Marchand et Anne-Laure Daffis

Shopping

Au supermarché, un jeune garçon fait des courses. Il compte sa monnaie, son budget a l’air restreint. Il doit acheter de la teinture pour sa mère, mais celle-ci est trop chère. Au téléphone, sa mère insiste pour qu’il la prenne tout de même. L’enfant cache la teinture dans son short et passe à la caisse, pressé par le gérant du magasin qui lui indique que le supermarché ferme. Au moment de sortir du supermarché, la teinture tombe de son short sous les yeux du gérant et du vigile qui le rattrape alors qu’il tente de s’enfuir. Le responsable demande au vigile de surveiller l’enfant et de prendre les coordonnées de ses parents. Le garçon reçoit un appel de sa mère et coupe son téléphone. Le vigile semble comprendre qu’il a dû tenter ce vol pour faire plaisir à sa mère. Pris d’empathie, il le laisse partir.

Film de Vladilen Vierny, France, 2013.
Durée : 8 minutes 30.
Réalisation : Vladilen Vierny / Scénario : François Peyroux

La grosse bête

Dans un royaume inconnu circule une histoire sur une grosse bête qui viendrait vous manger au moment où l’on ne s’y attend pas. Il suffit donc d’y penser tout le temps et elle ne viendra pas vous croquer ! Les habitants de la ville décident de mettre au point différents stratagèmes pour y arriver : panneaux d’avertissement, crieurs, personnes déguisées en grosses bêtes… Mais rien n’y fait, les gens s’habituent et ne peuvent s’empêcher de ne plus penser à la bête de temps à autre. Lorsqu’un des habitants suggère que les fausses bêtes devraient parfois croquer un passant distrait pour l’exemple, tout le monde y voit une bonne idée. Depuis, les habitants du royaume vivent transis de peur et plus personne n’ose cesser de penser à la bête.

Film d’animation en noir et blanc de Pierre-Luc Granjon, France, 2013.
Durée : 6 minutes 20.
Scénario et Réalisation : Pierre-Luc Granjon

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Le Mécano de la General

Pré-projections
Mardi 8 décembre 2020 à 18h00
Cinéma VEO Castelnaudary
Mardi 15 décembre à 18h00
Les Corbières Sigean
PROJECTIONS
du 27 janvier au 16 février 2021

1926, États-Unis,
75 minutes, noir et blanc, muet.

Titre original : The General.
Réalisation : Buster Keaton et Clyde Bruckman. Scénario : Al Boasberg, Charles Smith. D’après un sujet de : Buster Keaton et Clyde Bruckman ; Librement adapté du récit de : William Pittenger, The Great Locomotive Chase (1863).

Poussé par un double amour fou envers sa martiale locomotive à vapeur (la « General ») et sa fiancée inaccessible comme une héroïne sudiste de poème romantique (Annabelle Lee), le pacifique et falot Johnnie Gray (« Jean Gris ») dont le métier est de relier par chemin de fer le Sud au Nord et inversement, se trouve sommé par le destin de s’engager dans la guerre de Sécession. Lorsqu’il veut s’enrôler avec les Sudistes pour plaire à sa belle, on le refuse à cause de son métier trop utile : elle le croit lâche et ne l’aimera, déclare-t-elle, qu’« en uniforme ».

Un an plus tard (nous sommes en 1862), des espions nordistes s’emparent de son train en même temps que d’Annabelle qui se trouvait là, dans le but de remonter vers le front et vers leur camp, au Nord, en sabotant la voie derrière eux. À leur poursuite dans une autre locomotive, Johnnie se retrouve en territoire ennemi, espionne l’état-major, délivre Annabelle, s’habille en Nordiste et refait avec elle le chemin vers le Sud à bord de la « General », poursuivi cette fois-ci par deux trains ennemis. Après avoir enfin endossé un uniforme du Sud, il prévient les siens, contribue à la déroute de l’Union lors de la bataille de Rock River Bridge, capture un général nordiste et triomphe au finale sur le plan militaire autant qu’amoureux.

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Le chant de la mer

Pré-projections
Jeudi 4 février 2021 à 18h00
Le théâtre + Cinéma Narbonne
Jeudi 11 février 2021 à 18h00 L’Élysée Limoux
PROJECTIONS
du 5 au 25 mai 2021

Film d’animation de Tomm Moore, Irlande, France, Danemark, Belgique, Luxembourg, 2014
Durée : 93 minutes
Titre original : Song of the Sea
Réalisation : Tomm Moore

En Irlande dans les années 1980, Ben, un petit garçon d’environ 5 ans, vit dans un phare loin de la ville avec son père Connor et sa mère Bruna, enceinte. Sur le point d’accoucher, elle offre à Ben un coquillage qui permet de jouer la musique. Peu après, elle donne naissance à une petite fille, Saoirse, et meurt en couches.

Six années passent. Ben, jaloux de l’attention que son père, inconsolable, porte à sa petite sœur, préfère passer son temps à jouer avec son chien, Joe. Un soir, Maïna souffle dans le coquillage de son frère quand, soudain, des lumières magiques apparaissent. Elles la guident vers un manteau en peau de phoque appartenant à son père puis vers la mer où elle découvre qu’elle peut se transformer en un phoque blanc. Elle est une selkie. Le lendemain, la grand-mère des enfants, de passage pour l’anniversaire de Maïna, découvre la fillette enrhumée sur la plage. Elle convainc Connor de la laisser les emmener vivre avec elle en ville.

Les deux enfants détestent sa maison, d’autant que Joe n’a pu les accompagner. Ils décident de fuguer pour retrouver leur domicile et leur chien mais, en chemin, ils rencontrent des sidhes, des esprits de la nature. Ces derniers sont en danger, menacés par Macha dont les hiboux aspirent leurs émotions et les transforment en pierre. Seule Maïna pourra les aider en chantant la chanson des selkie vêtue du manteau en peau de phoque mais… elle est muette depuis toujours, et son père s’est débarrassé de la tunique.

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Les demoiselles de Rochefort

Pré projections
Jeudi 11 mars 2021 à 18h00 CGR Colisée Carcassonne
Jeudi 18 mars 2021 à 18h00 Le Palace Lézignan-Corbières
PROJECTIONS du 31 mars au 13 avril 2021

Les Demoiselles de Rochefort
France, 1966,
120 minutes, couleur, Scope.

Scénario, dialogues, chansons et réalisation : Jacques Demy. Musique : écrite et dirigée par Michel Legrand.

Une caravane commerciale avec camions, chevaux et moto-cyclistes arrive à Rochefort par le pont transbordeur pour participer à la foire de la ville, la « Fête de la mer ».
Les forains installent leurs camions sur la grande Place Carrée de Rochefort.

Au-dessus de la mairie, des jumelles, Solange et Delphine Garnier, donnent un cours de danse à des fillettes. Delphine rêve à son idéal masculin et Solange compose un concerto qu’elle espère présenter à Paris. Yvonne, leur mère, gère le café de la place Colbert. Elle a renoncé à un grand amour parce que son amant avait un nom ridicule, Simon Dame. Yvonne, qui ne peut quitter son comptoir, demande aux deux jeunes patrons de la caravane, Étienne et Bill, d’aller chercher son jeune fils Boubou à la sortie de l’école. Guillaume Lancien expose dans sa galerie un portrait de jeune fille, peint par un jeune militaire, Maxence. L’idéal féminin de Maxence correspond au visage de Delphine. Celle-ci refuse les avances de Guillaume qui lui exprime son désir avec un certain cynisme. Solange rend visite à Simon Dame, le marchand de musique, à qui elle a commandé du papier pour partitions. Elle lui demande une recommandation auprès de Andy Miller, ancien camarade de conservatoire de Simon, devenu un grand pianiste aux États-Unis. Celui-ci est revenu en France pour une tournée. Simon avoue alors à Solange qu’il a autrefois aimé une femme qui a rompu avec lui parce qu’elle trouvait ridicule de s’appeler Madame Dame.

Étienne et Bill apprennent que leurs deux partenaires féminines ont décidé de les abandonner. Ils demandent alors à Solange et à Delphine de les remplacer au pied levé et de présenter un numéro lors du spectacle du dimanche. Celles-ci, après un moment d’hésitation dû à leur coquetterie, acceptent de présenter leur chanson « Nous sommes deux sœurs jumelles ». Andy Miller arrive alors et croise brièvement Solange, partie chercher Boubou. C’est le coup de foudre immédiat entre eux. Après la grande fête dominicale marquée par le triomphe des jumelles Garnier, Simon Dame retrouve en Yvonne son amour perdu. Andy Miller et Solange se rencontrent et s’avouent leur amour, en même temps qu’on découvre que Subtil Dutrouz, un paisible retraité client du café d’Yvonne, est l’assassin d’une ancienne danseuse, nommée Lola Lola, qu’il a découpée en morceaux.

Sur la route du départ, le camion d’Étienne et Bill, dont Delphine est la passagère pour Paris, s’arrête un instant pour prendre un jeune auto-stoppeur : le marin, Maxence, qui vient d’être démobilisé.

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Petites z’escapades

Pré-projections
le 3 novembre 2020 à 18h00
L’Élysée Limoux
le 10 novembre 2020 à 18h00
Théâtre + Cinéma Narbonne
PROJECTIONS
du 17 mars au 6 avril 2021

Jean de la lune

Un âne, sac de randonneur au dos, découvre un être minuscule. Celui-ci est si petit, que l’âne, même à l’aide de jumelles, le perd de vue.
Comme le petit être vaque à ses occupations – brossage des dents, salut aux champignons, jeu avec des escargots et rencontre d’oiseaux – l’âne vaque aux siennes et additionne les bêtises. Il mange un morceau de champignon vénéneux dont l’effet est immédiat. Puis, alors qu’il essaie une flûte taillée dans une branche, il écrase, par inadvertance, le petit être. Il se dépêche de placer la dépouille dans un potiron. Un arbre en germe et croit aussitôt.

Un épisode de la série Mon âne, Pascal Le Nôtre, animation en plastiline, décors en cartons et papiers, couleurs aux pastels secs, France, 1994, 2’ 34’’


Meunier, tu dors

Un âne tente en vain de réveiller le meunier endormi tout en confectionnant une pâte à crêpe. Alors qu’il fait sauter une crêpe dans la poêle, le vent, qui s’est levé, emporte crêpe et meunier, toujours endormi.

Un épisode de la série Mon âne, Pascal Le Nôtre, couleurs, animation en plastiline, décors en cartons et papiers, couleurs à la gouache et collages de gommettes, France, 1994, 2’ 31’’.


L’Éléphant et la Baleine

Sur la place d’une église, un homme monnaye l’exhibition d’une baleine, bloquée dans une roulotte métallique, sans eau. L’homme fait recette. Le public, nombreux, est féroce. On se moque de la baleine, on la blesse.

Une nuit, comme la baleine pleure, l’éléphant d’un cirque entend sa plainte. Accompagné de deux enfants, et avec la complicité d’un clown, il pousse la roulotte jusqu’à la mer, où plonge la baleine enfin libre. L’éléphant verse une larme. Le clown donne un concert en compagnie de deux acolytes. La nuit est tombée. Une ovation monte de la mer.

De Jacques-Rémy Girerd, couleurs, animation et décors en pâte à modeler, France, 1985, 7’ 34’’.


Petite Escapade

Dans la clairière d’une sombre forêt se trouve une maisonnette. Un enfant, sac au dos, en sort. Il s’enfonce dans la forêt d’un pas tranquille puis sort du sentier tracé. Il franchit avec agilité un tronc d’arbre couché sur le sol. Il poursuit son chemin jusqu’au tronc énorme d’un autre arbre qui se trouve au pied d’un mur. Il l’escalade. Arrivé à la hauteur du mur, il s’installe sur une branche qui passe par-dessus puis regarde en bas, de l’autre côté du mur, vers le trottoir et la rue.

Une vieille femme, fichu sur la tête et fourche à la main, passe lentement. Suit, pressé, un petit facteur barbu. Du temps passe. Comme l’enfant mange un morceau de pain, trois chiens arrivent et réclament leur part. L’un d’entre eux reste bredouille. Il s’assoit au pied du mur et attend, les yeux rivés sur l’enfant. Soudain, un pas le fait gémir. Il part en courant. Un homme s’avance, fusil en bandoulière. Il lève la tête vers l’enfant qui s’enfonce aussitôt dans le creux de sa branche. L’homme passe son chemin.

La nuit est tombée, la lune luit. L’enfant écrit dans un cahier avant de prendre le chemin du retour dans la forêt, l’air souriant, aussi tranquille qu’au matin. Sur le chemin, il se raconte, d’une manière très personnelle, ses observations de la journée.

De Pierre-Luc Granjon, noir et blanc, marionnettes en papier mâché et tissus, armatures de grillages, dessins sur celluloïd, France, 2001, 5’ 30’’.

Le Trop Petit Prince

Le jour se lève sur une toute petite planète. Un petit homme ouvre les volets d’une maisonnette, arrose une rose, fait un ménage minutieux et complet. Comme il passe un chiffon sur les volets, son œil est attiré vers le ciel : le soleil est taché.

Commence alors une véritable poursuite. Alors que le soleil accomplit sa course infinie autour de la petite planète et monte de plus en plus haut dans le ciel, le petit homme cherche à l’atteindre pour nettoyer les fameuses taches. Seau d’eau, vaporisateur, table et tabouret superposés ; balai, échelle et petit hélicoptère : en vain. Le soleil se couche finalement, devenant ainsi accessible. Le petit homme l’astique, victorieux, puis rentre chez lui.

Il ferme les volets. Un bruit de chasse d’eau. De l’autre côté de la planète se trouve une canalisation. Comme le soleil passe au-dessous, une curieuse masse marron en sort… et vient s’écraser sur l’astre.

De Zoïa Trofimova, dessins sur celluloïd, couleurs à la gouache, France, 2001, 6’ 41’’.


Au bout du monde

Au sommet d’une montagne, une maison, en équilibre. Un réveil sonne, le jour se lève. Tour à tour, les habitants de cette maison, un homme, une femme, un chien, une vache et un chat, vont sortir par l’une ou l’autre des deux portes latérales, déséquilibrant ainsi régulièrement la maison en vaquant chacun à leurs activités quotidiennes.

De Konstantin Bronzit, couleurs, dessins sur celluloïd et collages, France, 1998, 7’ 45’’.

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Les contes de la mère Poule

Pré-projections
le 3 novembre 2020 à 18h00
L’Élysée Limoux
le 10 novembre 2020 à 18h00
Théâtre + Cinéma Narbonne
PROJECTIONS
du 06 au 26 janvier 2021

Shangoul et Mangoul

Un matin, maman-chèvre et ses chevreaux partent en promenade mais le plus petit s’éloigne et tombe dans un fossé. Le loup s’apprête à le dévorer mais la chèvre sauve son enfant avec un lasso. Le lendemain, le loup tente de pénétrer dans la maison des chevreaux, restés seuls, en se faisant passer pour leur mère. Il fait d’abord tinter une feuille clochette devant la porte. En vain. Puis, il trempe sa patte dans un bain de couleur verte et montre cette patte verte (comme celle des chèvres qui marchent dans l’herbe) aux chevreaux qui, cette fois, lui ouvrent grand leur porte…

Lorsque maman-chèvre, enfin délivrée du piège dans lequel elle s’était fait prendre, arrive à la maison, il est trop tard : le loup a mangé les chevreaux. Seul le plus petit a réussi à se cacher. La chèvre traque la méchante bête jusque dans sa tanière, l’affronte puis l’éventre : ses enfants sortent vivants du loup vaincu….

de Farkhondeh Torabi et Morteza Ahadi Sarkani
Iran – 2000 – 17 mn – couleurs – éléments textiles découpés et brodés.

Le poisson Arc-en-ciel

Au fond de la mer, des enfants poissons s’amusent avec leur amie l’étoile filante. Le beau poisson Arc-en-ciel, aux écailles faites de pastilles brillantes et multicolores, est trop fier pour jouer avec eux et préfère se tenir à l’écart. Un des poissons se retrouve pris au piège dans le repaire d’un méchant prédateur ; tous s’unissent pour l’aider à se tirer des dents du méchant. Seul Arc-en-ciel reste lâchement caché. Les autres décident alors d’ignorer ce poisson vraiment trop égoïste.

Mais peu après, Arc-en-ciel se fait lui aussi attaquer… Sans rancune, le groupe de poissons vient alors à la rescousse du poisson solitaire. Pour remercier ses sauveurs, Arc-en ciel leur offre ses pastilles brillantes puis se joint à ses nouveaux amis.

de Farkhondeh Torabi
Iran – 1998 – 13 mn – couleurs – éléments textiles découpés.

Lili Hosak

Le coq et la poule sont ravis : leur poussin vient de naître. Mais le voici qui s’approche trop près de l’étang et tombe à l’eau ! Le coq, qui ne sait pas nager, demande l’aide des autres animaux. Hélas, ceux-ci ne répondent pas à son appel désespéré. Seule une chèvre entend et comprend les mots du coq. Elle prévient tous les animaux qui accourent au bord de l’étang et qui, tous ensemble, sauvent le poussin de la noyade.

de Vajiollah Fard-e-Moghadam
Iran – 1992 – 16 mn – couleurs – papier découpé inspiré par des motifs de tapis persans. 

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Jacquot de Nantes

Pré-projections
jeudi 6 mai 2021 à 18h00
Cinema VEO Castelnaudary
Jeudi 20 mai 18h00
Théâtre + cinéma Narbonne
PROJECTIONS
du 2 au 15 juin 2021

De Agnès Varda | 1991 | France

« Il était une fois un petit garçon élevé à Nantes dans un garage où tout le monde aimait chanter. C’était en 1939. Il avait huit ans, il aimait les marionnettes et les opérettes. Puis il a voulu faire du cinéma, mais son père lui a fait étudier la mécanique. » Agnès Varda, la réalisatrice, fait la chronique des jeunes années du cinéaste Jacques Demy et de son petit frère. La maman est coiffeuse, le papa, garagiste. Reine la petite voisine sait faire le grand écart. Jacquot n’a qu’une idée : le cinéma. En voir et en faire. Agnès Varda nous conte ainsi le temps qui passe jusqu’à l’adolescence : la guerre, l’arrivée fracassante de la « tante de Rio », le séjour chez le sabotier, la descente aux abris, les jeux, les premières amours, la première pellicule trouvée dans une décharge. Puis la première caméra, et le premier film. L’histoire d’une vocation : être un cinéaste. Tels les cailloux du petit Poucet, les extraits des films que Jacques Demy a tournés par la suite, jalonnent les souvenirs du Jacquot qu’il a été, au temps de Nantes, le temps de l’enfance.

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